Note de l’auteur (le mec il se prend pas pour une merde) : comme vous le savez Demi mesure a été créé pour recueillir mes déboires, mes aventures de la vie. Déjà par le passé, cette tribune a été utilisé par des lecteurs, eux aussi cascadeurs de la vie. La prochaine série d’articles vous est proposée par celle que je surnomme La pétillante. Bonne lecture à vous et n’hésitez pas à lui faire des retours.
Nous arrivons vers 18h30 au donativo « Relais du Pèlerin », du Puy-en-Velay. Nous sommes accueillies par Bernard, un bénévole. Nous nous asseyons dans la salle commune avant la visite guidée du lieu. Il commence des élucubrations catholique. Pas de vous, le chemin de Saint Jacques est un chemin de fraternité. Hermione, avec qui j’entreprends le périple retient des rires étouffés.
Nous visitons le lieu. Le dortoir est composé de box en cabines de douches de piscine. Dans le box, deux lits simples, deux chaises, deux lampes, deux prises.
Nous nous installons et passons en salle commune pour dîner. Nous avons ramené une soupe, du pain, du fromage. La soupe est salvatrice. Après un week-end d’anniversaire de 3 jours, le besoin de legumes se fait sentir.
D’ailleurs Michel s’est senti investi d’une mission dans ce sens.
Alors que nous venions de passer une après-midi ensemble au Ouy en Belay avant notre périple, Michel a commencé à nous engueuler sur le parking où nous avions mis la voiture. Il crie à tue-tête « Moi ce soir je veux manger de la salade, ok ? Parce que je suis un putain de lapin ». Évidemment de badottes passaient par la a ce moment. Et il a continué « Un lapin de 140kg mais un lapin quand même ».
Bref. La soupe fut salvatrice. À côté de nous, une famille de cul bénis a diné. Ils préparaient un repas pour 18. Ils étaient 7. Omelettes, salade d’endives fromage et noix. Marie-Helene, l’autre bénévole les a invectivés. Ils n’ont pas le droit de faire de la grande cuisine. Juste des pates ou des patates. Bref, on s’est caché avec notre soupe.
Le lendemain, après une nuit dans une cabine de douche de piscine, ponctuée de toux, d’éternuements, et ronflements en tout genre, le réveil de notre voisine de cabine sonne à 5h35. Debout la dedans. Préparation et direction le petit déjeuner. Nos deux accueillants nous entonnent le chant du chemin de compostelle. Nous sommes prêtes pour la messe. Hermione a essayé de chanter une seconde. Elle a failli s’étouffer avec sa tartine de beurre.
Après la messe, et la quête par voie électronique (les bip des cartes bleues chantaient presque la mélodie de la chorale), nous nous engouffrons dans le « ventre » de la cathédrale pour sortir directement sur les marches qui débutent Compostelle.
Après 5h de marche, nous croisons la team endives qui fait un pique-nique. Un chien fait pipi sur un des sacs. Nous décidons de continuer un peu pour la pause déjeuner. Nous trouvons un endroit avec une fontaine-abreuvoir. Nous nous installons pour manger. Après le repas, nous trempons nos pieds dans l’eau froide. Dam, un pèlerin rencontré le matin nous rejoint. Il veut s’arrêter ici pour la nuit car il est fatigué. Nous lui proposons de nous suivre pour arriver jusqu’à la prochaine étape.
Dans les moments de fatigue, j’entonne des chansonnettes incompréhensibles dont j’ai oublié les paroles. Hermione commence à râler comme une enfant. Dam fait des pauses tous les 30 mètres. Il est temps d’arriver. Nous faisons une dernière pause au Chier.
Après 26,6km, nous buvons enfin une bière en terrasse. Prochaine étape : recherche d’un coin dodo et montage de la tente.
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