Compostelle – Jour 10.

Ce matin le réveil est différent. Je suis un peu perdue. Je ne dois pas me préparer pour marcher. J’oublie les crèmes pour les pieds et les mollets. J’enfile directement mes vêtements. Je descends avec Hermione, qui elle est fin prête pour continuer. Elle va jusque Figeac. Je l’accompagne jusqu’à la traversée du pont. On se fait un câlin. Je lui souhaite bonne marche et elle me souhaite bon retour. L’émotion n’est pas claire. Il y a plusieurs choses qui se mélangent. Et si le bus qui doit me ramener ne venait pas ? Et si ma voiture ne démarrait pas ? Et si je n’avais plus de batterie pour le GPS ? Et si et si … et si j’avais le temps, est-ce que j’aurais continué ? Et si j’étais simplement triste de devoir stopper là ? Je retourne vers le village. Je m’installe dans un café pour rédiger le blog de la veille. Ça me passe le temps. Une fois le café bu, je vais à la poste, chercher des timbres et poster mes cartes postales écrites la veille. Puis je retraverse le pont. Je vois l’indication du GR que je suis depuis maintenant 9 jours. Je ne Lire la suite

Par Michaël, il y a

Compostelle – jour 9

Réveil à 7h. On s’active. Le petit déjeuner est servi à 7h30. Nous descendons avec Hermione , on s’installe sur la grande table qui nous a accueillie pour le dîner de la veille. Tout le monde arrive. Il manque presque de place. Mahui arrive un peu après. Il n’y a plus qu’une place, en plein milieu des allemands. Mahui ne parle pas allemands, mais eux lui parlent allemands. Elle a une tête perdue. C’est très drôle. Je démarre à 8h ma marche, pour prendre de l’avance. Le paysage est beau, magnifique. Le soleil inonde petit à petit la vallée du Lot. C’est la première fois que je vois cette rivière. Et je l’ai déjà classé dans mon top rivières. Oui, il y a des tops musiques, des tops resto, moi je fais des tops rivières. Les critères sont simples : la beauté de l’eau (clarté, propreté, couleur…), la beauté du paysage autour, l’agréabilité de l’eau en baignade (et donc du sol aussi… pour mes petits petons) et évidemment, l’attachement émotionnel à la rivière. Mon top 1 c’est l’Hérault, aucun attachement émotionnel particulier (si quand même, des vacances en amoureux pour mes 29 ans) mais d’une beauté et d’une pureté tellement Lire la suite

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Compostelle – jour 8

Hermione me montre la route du gîte. On monte directement dans la chambre. Elle est plutôt bien et sympathique. Nous prenons une douche et nous descendons manger. Nous dînons avec les triplettes de Belleville. Les triplettes de Belleville ce sont trois dames âgées d’environ 60 ans qui font le chemin. Elles sont gentilles, drôles et attentionnées. Le repas commence à être servi. Dans le gîte, nous avons la mère, patronne, la fille, serveuse non déclarée et non payée j’imagine dont la grand mère, une espèce de dinosaure qui dit bonjour en langue française. La fillle fait donc le service. Un bol de soupe. Pas de reservice. Une assiette d’aligot saucisse portionnée (une cuillère d’aligot servie comme dans une cantine et une saucisse moyennement bonne). Pas de resservice. Une part de nougat glacé aussi fine qu’une feuille de PQ. Pas de resservice. La boisson chaude de fin de repas n’est pas comprise dans le prix. 51 euros. Et on a même pas le droit à un bol d’eau chaude en fin de repas. Classe. Le lendemain la famille des Ratz recommence son cirque. Le petit déjeuner est installé à chaque place et pas un bout de pain et une cuillère de Lire la suite

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Compostelle – jour 7

Après la dernière pinte, Sandalette nous accompagne au gîte. Le gîte n’a de gîte que le nom. Nous arrivons dans une ancienne école. Ou un ancien hôpital. Ou un ancien je sais pas quoi. Mais c’est pas un gîte. Nous nous rendons directement à l’accueil. Et là on recontre Robez. Robez, c’est un septuagénaire, drôle, qui aime les filles. Il nous explique comment il les aime. Avec une grosse poitrine et des yeux bleus. Bref, un hétéro de base. Il nous explique aussi que, à presque 80 ans, il bande encore. Robez est incongru sur le chemin de St Jacques. Il nous demande le paiement en liquide. On a plus assez. Il propose a demi mot un paiement en nature pour nous faire rire. Il nous indique le numéro de notre chambre et nous dit qu’on viendra payer après. On pause nos affaires. La chambre est presque glauque. On ne sait pas trop ce qu’il s’est passé dans cette pièce. Une énergie étrange se dégage de ce bâtiment. On part retirer des sous. Quand on revient, on donne l’argent à Robez. Et la, il nous propose de voir des photos. Après une ou deux vannes graveleuses, nous acceptons. Il nous Lire la suite

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Compostelle – jour 6

Le repas du soir fût exquis. Soupe de légumes verts à la menthe accompagnée d’une crème a l’aneth et citron confits, travers de porc laqué avec sa sauce au miel et pommes de terre au four, gâteau à la châtaigne et sa creme anglaise aux zestes d’orange. Une dernière clope avant le dodo. Sandalette est là. Sandalette c’est un grand quarantenaire, chauve. Un vieux beau. Un peu trop sur de lui a mon goût. Visiblement Sandalette connaît la vie, le monde, les amours. Sandalette fait St Jacques en sandalette, avec des chaussettes imperméables quand il pleut. Sandalette, c’est Sandalette. Sandalette, il drague Hermione. Hermione dit non. Moi je dis oui. Et j’ai toujours raison. Ce soir, Hermione a son biscuit Sandalette. Sandalette a besoin de valorisation de soi. Alors on valorise Sandalette, pas de problème, moi je suis la pour servir, surtout sur St Jacques. Bref, on dort. Avant de dormir, j’ai discrètement monté le chauffage pour faire sécher ma petite lessive de chaussettes et culotte avant le lendemain. Au réveil, Hermione peste : elle a crevé de chaud. Oupsi. Le chauffage c’est ma faute. Je ne dis rien. Premier mensonge par omission de la journée. Petit déjeuner, préparation, et Lire la suite

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