Compostelle – jour 1

Note de l’auteur (le mec il se prend pas pour une merde) : comme vous le savez Demi mesure a été créé pour recueillir mes déboires, mes aventures de la vie. Déjà par le passé, cette tribune a été utilisé par des lecteurs, eux aussi cascadeurs de la vie. La prochaine série d’articles vous est proposée par celle que je surnomme La pétillante. Bonne lecture à vous et n’hésitez pas à lui faire des retours. Nous arrivons vers 18h30 au donativo « Relais du Pèlerin », du Puy-en-Velay. Nous sommes accueillies par Bernard, un bénévole. Nous nous asseyons dans la salle commune avant la visite guidée du lieu. Il commence des élucubrations catholique. Pas de vous, le chemin de Saint Jacques  est un chemin de fraternité. Hermione, avec qui j’entreprends le périple retient des rires étouffés. Nous visitons le lieu. Le dortoir est composé de box en cabines de douches de piscine. Dans le box, deux lits simples, deux chaises, deux lampes, deux prises. Nous nous installons et passons en salle commune pour dîner. Nous avons ramené une soupe, du pain, du fromage. La soupe est salvatrice. Après un week-end d’anniversaire de 3 jours, le besoin de legumes se fait sentir. D’ailleurs Michel Lire la suite

Par Michaël, il y a

Tac tac II mais peut-être qu’il faut pas l’appeler comme ça

Nous sommes le mardi 7 avril, il est 21h17. Je rentre tout juste de Roubaix où j’ai déposé la voiture de loc. J’arrive chez moi et je commence un peu à ranger. Il faut surtout que je mange et que je me fasse une gamelle pour demain. Je n’ai qu’une hâte : prendre une douche et me coucher. Je sors une boîte hermétique du congélateur qui contient un couscous maison c’est parfait pour demain. Et pour ce soir je sors des brocolis. Je cherche l’interrupteur de la baladeuse pour voir quelque chose quand je cuisine. Elle n’est plus là. Il faut dire que le petit breton électricien ne s’est pas croisé les pouces pendant mes vacances. Il a installé les spots de la cuisine. Ils pendent au plafond en attendant que je repeigne. Mais je ne vois pas d’interrupteur d’installé. Pourtant il y a le choix niveau emplacement, au rez de chaussée il y avait 14 interrupteurs. Bon c’est mignon il a posé les spots, mais sans interrupteur ça sert à rien et il aurait pu laisser la baladeuse. Je termine la préparation de mon dîner à la lumière de la salle à manger. Le lendemain, je rentre des courses Lire la suite

Tac tac

Nous sommes le mardi 24 mars, il est 16h18. Le chef des nains et son ancien collègue BG viennent de partir. Le menuisier a commencé la pose de mon mur en OSB. Le chef des nains (Erwan pour le reste de cet article) s’est occupé d’amener la fée électricité jusqu’aux lampes de ma tête de lit. C’était pas une mince affaire. Il a tenté pour la 539 fois de m’expliquer ce qu’il faisait mais je pige rien. Il est touchant quand il parle de son métier. Ça se voit qu’il aime ce qu’il fait. Mais je fais pas la différence entre la puissance et l’intensité donc il est mal barré. Il est encore tôt, je vais en profiter pour avancer un peu dans les travaux. Je vais mettre une deuxième couche de peinture dans la cage d’escalier. Je me change. Je réunis tous les éléments nécessaires. Je demande à Siri d’allumer les lumières de l’escalier pour éclairer ce que je vais faire. Mais il ne se passe rien. Je renouvelle ma demande mais l’assistant répond que l’accessoire ne répond pas. Et ta sœur ? Il me casse les couilles. Je redescends et demande à ce qu’il allume les lumières de Lire la suite

Par Michaël, il y a

C’est pas les Seychelles mais c’est pas non plus Beyrouth – épisode 3

Nous sommes le vendredi 3 avril, il est 7h30. Je suis réveillé depuis une heure, mais là j’en peux plus faut que j’aille pisser. Problème le plancher de l’appart de la pétillante il craque beaucoup et j’ai peur de la réveiller. C’est donc avec une extrême précaution que je déplace mes 140kg sur ce parquet. Vers 9h je commence à charger la voiture. Activité dans laquelle j’excelle (en toute modestie). 1/2 heure plus tard c’est torché. La pétillante me confie une mission aller lui choper des clopes. Je passe d’abord à la mercerie du centre pour acheter une paire de ciseaux et un enfile aiguille. La propriétaire de la boutique est franchement cheloue. J’ai trouvé les articles dont j’avais besoin avant elle. Et elle est hésitante sur tout. Mais j’ai ce que je voulais. Je pars donc chercher les clopes. Quand elle m’a demandé ce service j’ai dit que j’avais besoin de consignes claires et complètes parce que je n’étais pas fumeur. La localisation du tabac ne fait pas priori pas partie des indications nécessaires pour la pétillante. Heureusement je suis doté d’une audace folle et d’un goût prononcé pour l’aventure. Je me suis engagé sur la rue principale à Lire la suite

C’est pas les Seychelles mais c’est pas non plus Beyrouth – épisode 2

Nous sommes le jeudi 2 avril, il est 8h30. Je suis en train de déguster un superbe earl grey. J’ai trop bien dormi cette nuit. Ça me permet de récupérer des différentes petites nuits que j’ai eu cette semaine. La pétillante termine son petit déjeuner et nous descendons au marché. Un tout petit marché. Première étape le maraîcher. Il nous faut des légumes pour manger avec les houmous ( le plat de hippies par excellence). Je dois aussi choper un chou pour une recette que j’ai décidé d’essayer. Bon le stand n’est pas super bien achalandé, je manque d’inspiration, On prend quelques bricoles. Deuxième étape le pain. La pétillante a fait une commande chez un boulanger qui fait les marchés. Elle nous prend aussi un gros sablé chacun. Nous allons le déguster à 1m50 de là sur la terrasse du café solidaire communautaire révolutionnaire, citoyen, intergénérationnel, féministe et imperméable. Je m’installe à une petite table pendant qu’elle va chercher les cafés. Elle revient au bout d’une demi-heure. On dirait le service à la Moulinette à Lille. Et pendant que je déguste mon délicieux sablé au sarrasin, la pétillante essaye de me caser le boulanger. Alors certes il est boulanger mais Lire la suite