Après avoir mangé dans une auberge à Saint Privat d’Allier un menu montagnard (salade campagnarde, paleron de veau et son gratin, creme brûlée à la verveine), nous entreprenons de monter la tente. Un camping, pas encore ouvert, sera notre spot pour cette nuit. Dam s’est déjà installé. Nous allons loin de lui. Nous voulons faire notre soirée et journée tranquille demain.
Le montage de la tente a été moins laborieux que je ne le pensais. Hermione n’avait jamais monté cette tente et j’avais des craintes avec la fatigue accumulée. Une fois nos ablutions du soir faites, nous nous installons dans la tente. Mon matelas est dégonflé. Je regonfle. Hermione rentre dans la tente et commence à faire des étirements dans 1m2 de toile, en string, sans tee-shirt. On lui avait dit que ça baisait sur St Jacques. Peut-être, mais je ne serais pas son biscuit du soir. Entre temps, mon matelas s’est de nouveau dégonflé. Panique à bord. Je regonfle. J’appuie. J’essaye d’entendre d’où vient la fuite. Hermione m’aide à regarder partout. Je continue de paniquer. 10 jours de bivouac avec un matelas à plat, très peu pour moi. Hermione finit par trouver la fuite : le bouchon de sortie d’air n’est pas bien fermé. Je le ferme bien. Je regonfle. J’appuie partout. Pas de sortie d’air. Nous pouvons nous endormir.
Au petit matin, je me réveille avec la tête sous la capuche du duvet. Le froid me saisit le nez et les lèvres, seuls espaces de peau restaient vers l’extérieur. Le réveil est difficile. Il est 6h30.
En sortant de la tente, Hermione remarque la rosée qui a gelée sur la tente. Tu m’étonnes qu’on se les pèle.
On empacte nos affaires difficilement. Dam s’est réveillé et est déjà sur le départ alors que nous finissons seulement de manger. Nous partons avec 1h15 de retard.
La journée a été rude : plus de 600m de dénivelé positif et 500m de dénivelé négatif sur la même journée. A un moment j’ai même fait une prière. Un petit notre père. Juste comme ça, pour le plaisir. Hermione m’a rappelé que c’était elle qui portait le pain et que c’était elle que je devrais prier.
Le soir, nous arrivons enfin un Saugues. Nous avons vécu une montée de 4km. Elle nous a pris 1 heure et 40 minutes. Sans s’arrêter. Je suis exténuée. Hermione n’en mène pas large non plus. Dans la dernière descente, j’appelle Hermione. Je lui demande de m’attendre. Elle me demande pourquoi. Je lui réponds « j’ai mal au trou du cul ». Elle rit. Et moi j’ai mal. Elle évoque des possibles hémorroïdes. J’en ai jamais eu. C’est peut être ça aussi d’avoir 30 ans. La famille qui court partout avec leur chien plume nous rattrape (je vous parlerai de cette famille plus tard). Nous arrivons au camping après un passage à la pharmacie et à l’épicerie.
La tente est montée. Nous prenons l’apéro. Un discussion s’engage : de la neige est prévue pour bientôt. Réserver des gîtes devient complexe. Après un long échange, nous optons pour une solution simple : le repli stratégique.
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