Encore un coup de Paul Miette ?

Nous sommes le jeudi 16 novembre, il est 23h32. Je rentre chez moi après une splendide soirée. En effet, menés par l’impératrice du monde à l’envers, nous avons assisté à la représentation du délirium du papillon. Un spectacle fabuleux. En sortant du Prato nous sommes allés boire un verre chez Mandarine qui habite à une centaine de mètres de là. Comme j’avais école le lendemain, je ne suis pas parti trop tard. J’ai pris le métro pour me rapprocher de chez moi. Et maintenant, il ne me reste plus que quelques minutes de marche pour rejoindre mon domicile. J’ai une habitude quand je marche, je regarde toujours en hauteur. Sûrement un reste de ma carrière en tant que cordiste. Souvent j’admire les bâtiments et des fois j’ai la chance de tomber sur de petits trésors. Soudain mon regard est attiré par de la lumière. C’est très bref un peu comme un flash. Ca recommence. Mais cette fois çi, étant concentré sur l’endroit j’ai eu le temps de comprendre ce que j’avais vu. C’est le faisceau d’une lampe de poche. Intriguant. Je continue à marcher. Mes pas me rapprochent de la scène. J’ai à peine détassé une caravane de chantier, quand Lire la suite

Sephora, épargné cette fois

Nous sommes le jeudi 13 juillet, il est 16h23. Je quitte mon bureau, mais je ne rentre pas directement chez moi. J’ai une mission à accomplir : je dois aller chercher une carte cadeau Sephora pour l’anniversaire de S. la campagnarde. J’opte pour la marche. Il fait beau. Il fait bon. Autant en profiter. Est ce que j’en profiterai pas pour me prendre un café ? Aller je fais le fifou. Je passe donc par la rue esquermoise où se trouve le Starbucks. Il n’y a pas grand monde. Je commande rapidement un double expresso mixé avec de la glace. On me demande mon prénom. Le barista est peu long mais j’obtiens ma boisson. Je sors du café et reprends mon trajet. Mon regard se pose sur le gobelet. WTF Le mec a inversé les deux dernières voyelles de mon prénom. On me l’avait jamais faite celle-la.  Je traverse la grand place et arrive devant l’enseigne. Putain je déteste cet endroit. Ça sent tellement fort tous ces parfums. Je prends une grande inspiration et m’engage. Je file au fond du magasin où se trouvent les caisses. Il n’y a qu’une caisse d’ouverte sur les dix. On se croirait à la Lire la suite

Semaine de folie – samedi

Nous sommes le samedi 22 juillet, il est 07h21. Je me réveille. Ou plutôt j’entrouvre avec difficulté les yeux. Putain ça pique. Je suis éclaté. Je vais faire un pti pipi. J’ai envie d’un café. Je vais jusqu’à la machine. Mais arrivé devant je me rend compte que c’est une opération bien trop complexe pour mon état de conscience. Pourquoi j’arrive jamais à dormir quand j’en ai besoin ? Bon après c’est pas non plus la fête du slip au niveau timing, j’ai une journée chargée qui m’attend. Je vais prendre une douche ça va me réveiller. Après mes ablutions, j’arrive à me confectionner un expresso de qualité. Quel bonheur d’avoir cette machine. Je m’habille. Et c’est parti. Première étape : Match. Non je vais pas jouer au foot, je vais faire des courses. J’ai besoin d’un truc pour un apéro ce soir, une bouteille de Perrier parce que là mes cellules baignent plus dans de l’éthanol que dans de l’eau et des madeleines pour éponger. J’arrive dans le supermarché y a plein de vieux. Ils avancent pas, ils font chier. J’arrive devant les madeleines. Y a trop de choix. Je demande conseil à une experte. Je vais chercher mon Lire la suite

Semaine de folie – vendredi

Nous sommes le vendredi 21 juillet, il est 00h02. Je tente une approche. – On pourrait profiter du fait qu’il soit tôt pour rentrer et jouer aux échecs. Mais cette proposition ne séduit pas le petit Boubou. Il a repéré un groupe de queers, et veut rester un peu pour faire connaissance. Il propose aussi de prendre un dernier verre qui clairement est le verre de trop. Mais je suis faible. On va donc chercher une énième bière au comptoir. On ressort nos verres en main. Pour prendre l’air mais surtout pour papoter avec de parfait·e·s inconnu·e·s. Moi je ne suis pas à l’aise donc je le laisse faire la conversation. Notamment avec une personne qui s’avère être Enbystial, drag queer de son état, qui organise la semaine prochaine un évènement aux Sarrazins. J’arrive à convaincre l’animal de rentrer, y a école demain et il est déjà 1h. On arrive chez lui, on se pose un peu dans la cour intérieure. Quand ma tête touche l’oreiller il doit être 1h30. Sauf que maintenant j’ai un mec en shorty à portée de caresses. Je tente de résisté. Mais lui comme moi nous savons que notre chasteté ne vas pas faire long Lire la suite

Semaine de folie – jeudi

Le lendemain donc à 16h je quitte mon boulot et décide de rejoindre l’Apple store à pied. Il fait beau mais pas trop chaud autant en profiter. Je passe par la rue Esquermoise et je décide de m’offrir un café chez Starbucks. Putain les gens ont 5 minutes pour se décider et ils hésitent encore quand c’est leur tour. Et faut le charmant barista leur pose toutes les questions parce qu’ils sont pas foutu de passer commande. En parlant du barista, faut que je vous en parle. Il s’appelle Gabriel (faut le prononcer avec l’accent brésilien), il est petit, bronzé, des yeux pétillants, un large sourire et une masse de cheveux ultra bouclés. Uma bomba atômica. Puis vient mon tour. Moi je suis pas chiant je prends toujours la même chose : soit un double expresse mixé avec de la glace, ou un cold brew. Mais là j’ai envie de prolonger l’interaction avec le chérubin en tablier vert. Y a personne derrière moi. Je peux en profiter. J’avais noté l’arrivée de l’américano glacé. Donc je lui demande : – On est bien d’accord un americano glacé c’est un café filtre rallongé et vous ajouté de la glace. Et là il Lire la suite