Nous sommes le mercredi 1er avril, il est 6h00 et c’est pas un poisson d’avril. Oula c’est rude. La nuit fut courte. J’ai rêvé de trucs chelous et je suis super excité à l’idée de partir en vacances. Je descends, je me fais un petit café. Je file faire mon petit pipi en manquant de rentrer dans le placard à vaisselle en lieu et place de la salle de bain. C’est le problème des porte en OSB, elles se ressemblent toutes.

Je sais ce que vous vous dites : « des portes en OSB mais de quoi ils nous parle ? ». Vous avez raison. Je ne vous ai pas dit qu’après avoir acheté un bien immobilier d’exception, je suis l’heureux propriétaire d’un fabuleux mur. A piece of art. Jugez en par vous même.

Le plus beau mur au monde

Le sol n’est pas terminé, ce n’est pas la peine de le préciser dans les commentaires. Ça sera fait, une fois que j’aurais trouvé assez de courage. Je vais peindre avec une peinture spéciale garage. Un truc super costaud que j’ai déjà utilisé dans la cuisine. Faut que je vous raconte. Je m’étais super bien appliqué. J’avais mis le scotch de peintre sur le bas du mur. Je me suis fait chier à dégager tous les angles. J’ai passé une première couche au rouleau sur une perche. Et en attendant que ça sèche, j’ai tout rangé. Le rouleau étant imbibé de peinture à 1 MILLION de dollars, j’ai eu la bonne idée de l’essorer. J’y suis allé franco avec les mains. Ça valait le coup j’en ai récupéré plein. Une fois ça fait je vais me laver les mains. Je commence à me savonner les mains. Mais l’eau perle à la surface de mes mains. Que je suis con c’est pas de la peinture à l’eau. Et donc je me suis retrouvé les mains rempli de peinture que je pouvais pas enlever. J’avais rien pour l’enlever ni White spirit ni essence. Et donc j’ai chopé un torchon que j’ai sacrifié. J’ai réussi à retirer le plus gros mais je me retrouve avec les mains grises jusqu’aux poignets. On aurait dit que je portais des gants. Et je suis allé au magasin comme ça pour acheter du White Spirit. Une fois les mains propres ça puait le White Spirit, la peinture de garage et l’enduit de piscine qui était en train de séché. Un régal.

Une fois mes ablutions matinales terminées, je dois encore charger la bagnole. J’ai comme un sentiment de déjà vu. Je pars avec des endives, du brocoli, un bout de pain, deux poireaux et un bouquet de cerfeuil qui fait la gueule. Certes, c’est pas un ananas et je ne vais pas revenir avec un seul de ces produits mais tout de même…

Je prends la route pour ma première étape, choper la petite Mandarine chez sa maman. Elle aussi est plutôt chargée mais je suis ceinture noire de Tetris. Nous voilà reparti. Il n’y a pas trop de monde sur la route nous passons assez facilement Paris. #Francilienneteam On décide de faire une pause sur une aire vers Fontainebleau. C’est Mandarine qui prend le volant. C’est toute une aventure. Elle est stressée parce que ça fait longtemps qu’elle a pas conduit de véhicule à essence. Mais elle est rassurée parce qu’il y a un frein à main manuel. Elle passe la marche arrière et tourne la tête. Il se passe rien. Elle n’a pas démarré le moteur, forcément ça marche moins bien. Elle allume le bolide et recommence sa marche arrière. Cette fois ci elle a oublié le frein à main. Heureusement qu’il est manuel (levage d’yeux au ciel). Elle prend la voie d’accélération en poussant les rapports comme pour un diesel. On a consommé 12 litres en 300m. J’ai peur, je veux sortir.

Après une demie heure on arrive à la hauteur d’une barrière de péage. Pour les gens normaux c’est une simple formalité. Oui mais voilà Mandarine c’est un être différent. Là on est plus sur le chemin des vacances, non. On est dans une quête. Et si jamais on réussi on arrive vivant dans le trou du cul du monde. Elle immobilise avec un luxe de précautions notre véhicule devant la barrière. Elle baisse sa vitre que jusqu’à la moitié, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Elle chope sa carte bleue. Elle tend le bras vers l’automate, bute contre le haut de la portière et fait tomber sa carte sur la route. La première épreuve de notre aventure ne me semblait pourtant assez facile. Elle est donc obligé de se faxer à l’extérieur de la bagnole, ramasser sa carte et remonter à bord. La deuxième tentative est la bonne. La barrière se lève. On peut repartir.

Nous roulons plutôt bien, il pleut un peu mais ça va. Arrive un deuxième péage. Je me moque un peu d’elle. Mais qu’est ce qui pourrait bien nous arriver ? A nouveau, elle s’arrête devant la caisse. Elle tente de payer mais ça ne fonctionne pas. Elle me dit « on a pas eu de ticket mais j’ai l’impression qu’il faut un ticket. » De là où je suis je ne vois pas grand chose. Je lui dis d’essayer de remettre sa carte. Mais non ça ne fonctionne pas. A court d’idée, elle décide d’appuyer sur le bouton d’aide. La préposée répond « Bonjour, comment puis je vous aider ? » « On arrive pas à payer » « Vous devez avoir un emplacement avec des leds qui clignotent. » « Ah oui, c’est bon. Merci .» On se marre tous les deux. Les péages c’est pas simple.

Le niveau de carburant s’approchant dangereusement de la réserve nous nous arrêtons à Nevers pour faire le plein. Nevers faut pas y tomber en panne. Nevers tu t’y arrêtes ou tu t’y installes c’est pour mourrir. Tu peux pas rester en bonne santé psychologique en restant à Nevers. Je laisse Mandarine faire le plein pendant que je passe vite fait au supermarché pour acheter une bricole. Quand je sors du magasin, elle m’attend à côté de la voiture, l’air embarrassé. « J’arrive pas à fermer le clapet du réservoir. » Je lui réponds qu’il y a rien à faire juste pousser. « J ai déjà essayé » Pour me prouver ses dires elle pousse le clapet qui se ferme.

Nous roulons encore un peu jusqu’à ce que Mandarine ait besoin d’aller aux toilettes. Je reprends le volant pour cette dernière partie de la route. Un périple qui nous fait passer par des bleds aux noms improbables. Des villages qui semblent figés dans les années 80. On arrive à Langeac vers 16h. Mandarine pour sa part poursuit son périple.

Je dépose mes affaires dans l’appartement de la pétillante. Quand on rentre chez elle ça sent le curcuma. Ça m’évoque les babos aux cheveux longs. Je vais passer un super séjour.

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